Mercredi 19 Décembre, 2018

Devoir de Mémoire pour les Tirailleurs Comoriens

Le 1er septembre 2018, la FNAME-OPEX, fidèle au devoir de mémoire, était au côté de la communauté comorienne.

Cela se passait dans l'Oise, sur le territoire des communes de Cuts et de Chiry-Ourscamp, dans le cadre du centenaire de la guerre 14/18.

Une quinzaine de membres de la Fédération, venus avec 5 drapeaux, avaient répondu présent à l'invitation de nos amis de l'AMTC (Association pour la mémoire des Tirailleurs Comoriens) et de sa présidente, madame Neymat JAFFAR.


Une délégation de l'Oise, venue avec 3 drapeaux, avec à sa tête le président départemental de la FNAME-OPEX de ce département, mais aussi secrétaire national, notre compagnon Gilles BOY, avait fait le déplacement.

L'autre délégation venait de l'Ile-de-France : elle comprenait les compagnons Daniel CASTAGNOS, président délégué,Gaston SCHÖNE, vice-président national, Jean LE ROY, vice-président de la Seine-Saint-Denis, Chantal et Michel CLOUX, Valérie et Michel DELEPORTE, Frantz NUCCI, Jacky DUPUIS et Alphonse ZIMMERMANN.

Notre ami Halidi SOULE, président de la section FNAME-OPEX de la Courneuve et d'origine comorienne, faisait la liaison avec nos amis comoriens.

De nombreuses personnalités avaient également fait le déplacement, parmi lesquelles son excellence, monsieur l'ambassadeur des Comores en France, Mohamed SOULAÏMANA, la députée et vice-présidente de l'Assemblée nationale, madame Carole BUREAU-BONNARD, le député de la 7ème circonscription de Marseille d'origine comorienne, monsieur Saïd AHAMANA, et monsieur le sénateur de l'Oise, Olivier PACCAUD.

de gauche à droite le député de Marseille, monsieur Saïd AHAMADA, au centre,
derrière le drapeau, son excellence, l'ambassadeur des Comores, monsieur Mohamed SOULEÏMANA,
à droite du drapeau, la présidente de l'AMTC, madame Neymat JAFFAR

La première cérémonie a eu lieu à Cuts, à la nécropole où reposent 3.307 soldats, dont de nombreux comoriens morts pour la France lors des terribles combats de l'été 1918. Le maire de Cuts, monsieur Michel MARCHAND, au milieu de cette multitude de tombes sut trouver les mots justes pour marquer la reconnaissance de son village et prouver que la mémoire des hommes n'avaient pas oublié, cent ans après, le sacrifice de tous ces hommes.

Après cette première émouvante cérémonie, c'est devant un deuxième monument que l'assistance se déplaça : une stèle en l'honneur "des soldats de l'archipel des Comores Morts pour la France - 1er Bataillon des Tirailleurs Somalis", morts en ces lieux durant les combats de 1918 (seul monument en France rendant hommage à ceux-ci).

Enfin une dernière cérémonie se déroula sur la commune de Chiry-Ourscamp, village libéré le 20 août 1918, par le 4ème Zouave et le Bataillon de Tirailleurs Somalis (dans lequel étaient incorporés en majorité les comoriens lors de la première guerre mondiale). Le maire du village, monsieur Jean-Yves BONNARD, dans son discours énonça la liste des tués de cette terrible journée ; il sut trouver les mots justes pour dire sa reconnaissance à ces hommes qui sacrifièrent leur vie pour la liberté.

Ces cérémonies, ponctués de discours sincères et émouvants, prononcés par les autorités citées ci-dessus, se terminèrent par l'interprétation des deux hymnes nationaux ; après la minute de silence, ce fut un vibrant hommage rendu à ces hommes venus de leur lointain archipel donner leur vie pour la défense de la France".

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